Mémoire - Des cycles et des hommes: le design graphique peut-il être écologique?

Dimensions: plus ou moins A5 selon les exemplaires
Technique: papiers récupérés ayant déjà été imprimés au recto, impression sur imprimante jet d'encre de bureau, reliure à la française, fil de lin
Type: mémoire de cinquième année
Exemplaire(s): 5

Le livre qui m'a sans doute le plus influencé dans l'écriture de ce mémoire est Cradle to Cradle de Micheal BRAUGART et William McDONOUGH. Dans cet ouvrage, ce chimiste et cet architecte-designer expriment la réussite de leur concept C2C (ou Cradle to Cradle) qui permet d'obtenir des productions économiquement viables tout en étant basées sur le respect de l'environnement et l'équité. Me basant sur cet exemple, je me suis demandée: "Le design graphique peut-il être écologique?" Par la suite, j'ai essayé d'allier design graphique et préoccupations écologiques dans chacun de mes projets.

Je me suis donc penchée sur la définition de l'écologie et sa présence dans mon quotidien. J'ai lu des ouvrages spécialisés, des articles de presse, écouté des émissions, regardé des vidéos, interrogé des spécialistes, etc.
Dans un second temps, j'ai décortiqué la chaîne de production graphique afin de mesurer l'ampleur de la tâche à accomplir dans ce domaine précis. J'ai également contacté des graphistes en activité et des étudiants afin de recueillir leur propos concernant le sujet.
Au final, j'en ai conclu qu'il est très compliqué d'appliquer strictement les principes écologiques au design graphique car trop de paramètres spécifiques entrent en jeu.
En effet, à mon échelle, il serait très difficile d'atteindre ce but sans l'aide d'autres corps de métier, et même avec ça, cela prendrait du temps. C'est pourquoi, en attendant de pouvoir récolter le fruit d'une collaboration de ce genre, j'ai fait des choix afin de pouvoir continuer à faire du graphisme sans pour autant nier mon engagement. Bien qu'il ne soient pas 100% compostables, recyclables, et non polluants, chacun de mes projets ont été élaborés considérant divers facteurs écologiques.

Mon premier essai fut mon mémoire pour lequel j'ai choisi d'utiliser des feuilles mises au rebut mais dont au moins une face était vierge. La reliure à la française permet de placer l'impression d'origine dans la pliure, de cette façon on ne les découvre que si l'on écarte les deux pans du soufflet créé par cette technique. Le tout est maintenu par un simple fil de lin blanc évitant ainsi l'utilisation de colle.
De plus, je n'ai pas édité beaucoup d'exemplaires (5 à ce jour) et toute personne souhaitant obtenir un exemplaire papier de mon mémoire devra fournir cette matière première en récupérant lui-même le papier nécessaire à sa fabrication. J'aurais aussi pu ne pas l'imprimer et le diffuser en version numérique mais les spécialistes semblent unanimes sur ce point: à service égal, le numérique et l'imprimé polluent autant l'un que l'autre.

Version numérique disponible sur demande.