Artiste/Designer graphique/Auteur
Marjorie
Ober
Département
Année de diplôme
2016
Biographie

Marjorie Ober (1991) vit et travaille à Strasbourg. Titulaire d'un DNSEP en design graphique et interactivité (obtenu avec les félicitations du jury), elle intègre l'ESADHaR après une formation en communication visuelle (BTS). Elle s'intéresse aux moyens dont nous disposons aujourd’hui pour 'voyager' dans l’image. Parallèlement à ces expériences visuelles, elle travaille à différents projets en étroite collaboration avec Camille Trimardeau, dans le cadre du collectif évolutif plus+plus+égal=.

 

http://marjorieober.com/

http://marjorieober.com/memoire.pdf

http://plusplusegal.com

 

CV

Affiche / Édition / Web / Installation

http://marjorieober.com/cv

 

Texte critique

« Il n'est pas de paysage sans cet acte esthétique par lequel l'expérience se donne elle-même comme une œuvre. (…) Il y aurait en quelque sorte un 'désir-paysage' dans la contemplation de la nature (…), désir qui se traduit par un travail de découpe ou de capture proche de l'idée du dispositif tel que le pratiquent certains artistes. » [1]

Effectivement, les lettres N-O-S-E apposées sur un ouvrage dont l’artiste Marjorie Ober est l’auteure indiquent le nord, l’ouest, le sud et l’est d’un territoire. Effectivement, les nombreuses références à l’histoire de l’art et à la littérature qui jalonnent les œuvres regroupées sous le titre générique Cascades rendent confortable, à première vue, l’approche du regardeur aguerri. Mais le piège ici serait de succomber à la facilité d’une lecture méthodique de l’image qui nous est offerte à la vue, sans comprendre que, précisément, les images prises dans des dispositifs ou objets sont, pour Marjorie Ober, 'prétextes à expériences'. Lesquelles ? Celle du marcheur, contraint d’abandonner derrière lui un paysage qui se dérobe sous chacun de ses pas, pour se reformer aussitôt, autrement et déjà ailleurs. Celle du paléontologue, qui étudie l’histoire de la Terre pour en reconstituer son évolution biologique, comme on peut être amené, face à certaines œuvres de l’artiste, à vouloir comprendre la genèse d’une image en plongeant dans son épaisseur, ses couches et strates. Et plus généralement celle du voyage que Paul-Y. Nizan définissait comme « une suite de disparitions irréparable ».

  Maryline Robalo, 2016

 

[1] Sally Bonn, Le projet comme dispositif de vision du paysage, 2008.