Artiste/Designer graphique/Auteur
Leila
Gadhi
Département
Année de diplôme
2016
Biographie

13/04/1992

Vit et travaille à Rouen

CV

leila.gadhi@gmail.com
Tel: (+33)0640662164
www.leilagadhi.com 

 

EXPOSITIONS

2016


Prenez soin de nous, Le Hall espace d’art, Darnetal,France


Les sept démons, H2M, espace d’art contemporain, Bourg-En-Bresse, France

 
Tout-monde, Mam galerie-UBI, Rouen, France 


Et la tendresse bordel!, galerie Plot HR, Rouen, France


BIP, galerie le 180, Rouen, France


2015


Creative challenge, galerie 47/49 Tanner street, Londres, Angleterre. 


Microphasme, Guidoline, Rouen, France 


Mouton, galerie Plot HR, Rouen, France


Private Joke, galerie le 180, Rouen, France
 

2014 


Sprint, Art sequana, galerie cabinet d’architecture et gestion, Paris, France.
 

Texte critique

Leila Gadhi

L’œuvre de Leila Gadhi a quelque chose d’un roman graphique que l’on lirait en écoutant My Generation de Limp Bizkit, à fond dans les oreilles. Le dessin, la musique et l’écriture constituent les principaux piliers d’une œuvre protéiforme qui explore avec malice les méandres de l’entre deux culturel, entre la France et le Maroc. Comment s’émanciper des archétypes du sac Tati, du palmier et du couscous dans une société en pleine crise identitaire, entre repli, rejet et tentative vaine d’assimilation ? Armée de feutre Posca, Leila Gadhi répond par la dérision à l’actualité d’une société qui enferme une communauté dans une burqa de stéréotypes et impose à une génération de choisir son drapeau. La série de cartes postales Burqa est symptomatique de son langage plastique décomplexé. À un binarisme sans issue (pour ou contre), ou un misérabilisme nauséabond, elle oppose un humour salutaire, pour faire de cet objet de toutes les controverses le personnage principal de scénettes amusantes et touchantes. On pense alors à la série de vidéos Me (1997-2003) où l’artiste Ghazel se met en scène en séance de bronzage ou de ski nautique, vêtue d’un Niqab. Les dessins de Leila Gadhi, entre le journal intime et la bande-dessinée, nous font également penser à l’œuvre de Marjane Satrapi, dont Persépolis eut un fort impact sur l’artiste. Le travail de Leila Gadhi prend comme point départ son histoire personnelle de métisse francomarocaine, ballotée entre ici et là-bas, le palmier et le houx, Cheb Khaled et Eric Clapton. A l’image du sac Tati dessiné par l’artiste, les racines sont flottantes, décousues, précaires, en mouvement perpétuel, dans une dynamique radicant, telle que pensée par Nicolas Bourriaud. Finalement le métissage, c’est un peu comme si Cheb Khaled et Eric Clapton s’unissaient et donnaient naissance à Limp Bizkit : étrange génération !

 

Sonia Recasens, 2016