Artiste/Designer graphique/Auteur
Romain
Blois
Département
Année de diplôme
2016
Biographie
Romain Blois est né en France en 1992. Avant d’intégrer l’ESADHaR, il a étudié à l'Ensa de Limoges. Il est l’un des Félicités des Diplômés 2016 de l’ESADHaR. Il a déjà exposé au Grandes Galeries de l'Aître Saint-Maclou ou même au Plot HR de Rouen. Aujourd’hui, Romain Blois vit et travaille à Rouen.
CV
Expositions Collectives Avril 2016 : Exposition collective «Banquet» aux Grande Galerie de l’Aître Saint-Maclou (Rouen) Janvier 2016 : Exposition collective «Fragments et Gribouillis» à la galerie Plot HR (Rouen) 4 Septembre- 6 Octobre 2014 : Exposition collective sous le commissariat de Julie Tocqueville à la galerie Ubi (Rouen) Formations 2016 : Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) avec les félicitations du jury à l’ESADHaR (Rouen) 2014 : Diplôme National d’Arts Plastique (DNAP) avec les félicitations du jury à l’ ESADHaR (Rouen)
Texte critique
Un mur d'objets disposés selon un agencement proche de celui d'un magasin, mais qui pourrait tout aussi bien ressembler à un fragment d'atelier d'artisan. Y sont suspendus des boîtes métalliques issues du commerce, tel un Donald Judd ready-made, des images imprimées, mais aussi et surtout un ensemble de formes en bois expérimentales. Ici une étagère, là une chaise ou peut-être une table basse, plus loin des éléments en kit disposés comme sur un plan éclaté, un carton au packaging similaire à ceux que l'on peut trouver chez Ikea. Romain Blois dresse par ce geste manifeste une collection, celle d'une tranche de travail autour du bois et de son utilisation dans le mobilier domestique. Pourtant, les meubles qu'il conçoit et fabrique minutieusement restent défaillants, dysfonctionnels, ou alors à la fonctionnalité ambiguë. Un morceau de bois exotique usiné et percé en son centre peut se faire socle, pied de lampe, ou portemanteau. L’artiste détourne l'usage des objets qui ont envahi notre quotidien par la production industrielle de masse. Ils les renvoient vers l'absurde ou la tautologie. Il crée par exemple un coin de table en bois qui n'a d'autre utilité que d'être le fragment inutile d'un meuble inexistant. Néanmoins, il finit par interroger implicitement le statut iconique qu'ont acquis un certain nombre de ces best-sellers commerciaux comme la chaise Benjamin du célèbre fabricant suédois. Accrochée au mur et maintenue par un tasseau, la chaise s'élève vers le rang de sculptures, perdant son usage pour devenir œuvre d'art. Les formes échouent ainsi à être localisées par le détournement de leur fonction initiale. Elles deviennent des sculptures autonomes aux multiples possibilités d'existence selon le lieu de leur exposition. Thomas Fort, 2016